| | Et il ne restera que poussières | |
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Outre Tombe Maître du jeu schizophrène

Age : 93 Inscrit le : 08 Avr 2007 Messages : 62 Particularité : Vous les connaitrez bien assez tôt, selon qui se cache derrière moi Loisirs : Tortures de joueurs récalcitrants (ou pas !) Ci-gît Âge du perso: Rang démoniaque: Dons supérieurs Statut: Habitant(e)
| Sujet: Et il ne restera que poussières Dim 13 Jan - 15:22 | |
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On avançait toujours un peu plus dans l’hiver, et pourtant cette année, les températures étaient bien clémentes. Depuis une poignée de jours, les températures ne chutaient plus, et on avait même l’impression que l’air se faisait plus doux. La neige tombait toujours, mais elle ne tenait plus au sol. Parallèlement à ce phénomène assez inhabituel, mais qui n’étonnait personne d’autre que les habitants présents depuis la renaissance de la ville, la terre avait grondé. Bien sûr, seule la meute avait entendu la première plainte de Gaïa, mais ses spasmes devenaient progressivement plus forts. Pas de quoi écrouler le Purple, mais désormais, tout le monde sentait la terre bouger, et cela suffisait à en affoler certains. Il est vrai que Syberia n’est pas censée se trouver sur une faille tectonique… Mais ce qui commence à être préoccupant, c’est le niveau du lac Gaïa qui ne cesse de monter, et notre grotte qui se remplit d’eau. Si ça continue comme ça, l’accès sera condamné d’ici deux ou trois jours, et il nous faudra trouver un autre lieu de rassemblement ; d’ailleurs certains y songent déjà. Depuis le temps qu’on nous rabat les oreilles avec le réchauffement de la planète et l’effet de serre, je crois que nous y sommes, et plus vite que prévu… Il semblerait que les scientifiques se soient légèrement mis le doigt dans l’œil, question timing.
Quelque-chose me dit que dans peu de temps, notre vie sera chamboulée de manière dramatique, sans pour autant réussir à mettre le doigt dessus… Il y a quelques jours, je me suis discrètement absenté de la meute, pour aller me promener aux alentours de la ville. Vous me croirez ou pas, mais même la forêt semble morte. Nul chant d’oiseau nocturne qui trouble la tranquillité de nos escapades, les arbres semblent abattus, las de leur vie centenaire. Le plus inquiétant reste aussi la côte, la dernière fois que je suis allé sur la plage estonienne, il m’avait semblé pouvoir surplomber la mer baltique depuis une dune. Ce jour là, elle n’y était plus, et le ressac des vagues touchait dangereusement le bas des falaises, un peu plus loin.
Qu’importe, après tout, nous récoltons toujours ce que nous semons, n’est-ce pas ? Notre présence en cette région peu fréquentée en serait-elle la cause ? J’en doute, seul l’avenir nous le dira. Un avenir plus proche que prévu, mais ça, je l’ai déjà dit, il me semble… |
|  | | Pandora Concentré de sadisme so saiks


Age : 61 Inscrit le : 17 Avr 2006 Messages : 2452 Particularité : Daria's sister | The Best of the Beast Loisirs : Râleuse à temps plein Ci-gît Âge du perso: 1999 ans mais 20 en apparence Rang démoniaque: Dons supérieurs Statut: Fondatrice
| Sujet: Re: Et il ne restera que poussières Lun 21 Jan - 10:50 | |
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Les températures clémentes m’avaient donné envie de prendre un bain de minuit, le lac Gaïa était d’ailleurs le lieu le plus propice pour cette petite escapade nocturne. De plus, elle me permettrait de me reposer, après cette petite partie de cache-cache… perdue par l’autre joueur bien sûr, même s’il fut récalcitrant. Peu importe mes vêtements souillés de sang, l’eau douce du lac me rendrait la sérénité nécessaire à une bonne digestion et un sommeil réparateur. Plusieurs personnes s’y trouvaient déjà lorsque j’y arrivai, mais elles ne semblaient pas avoir remarqué que le halo de la lune ne se reflétait pas à la surface, qui était recouverte d’une sorte de brume. On aurait pu penser qu’il s’agissait bien de ça, vu les températures devenues presque estivales ces derniers jours, mais non, cette brume semblait bel et bien monter du lac lui-même. Etrange… l’une des personnes présentes avait mouillé le bas de ses jeans, et fort heureusement, en était sortie assez rapidement. Je ne bougeai pas de la cache où je me trouvais, derrière un rocher, qui me donnait une vue imprenable sur l’étendue d’eau dont la surface commençait à se troubler, dérangée par de petites bulles que l’on aurait pu attribuer à des poissons. Si l’on excepte ceux qui commençaient à remonter à la surface. Autre fait étrange : celle que j’avais perçue comme l’une de mes congénères, qui restait interdite face une enfant innocence, n’avait pas remarqué l’odeur pestilentielle qui envahissait l’air de minutes en minutes, ni lesdits poissons, qui lentement remontaient à la surface… un volcan était-il caché sous ces eaux, habituellement calmes ? Impossible !! La région n’a pas été répertoriée comme telle !
Je m’approchai doucement de l’eau, et commençai rapidement à sentir la chaleur qui s’en dégageait. L’eau devenait chaude. Elle ne tarderait pas à devenir bouillante, si sa « théorie » du volcan sous jacent se confirmait. Mais bon sang, ne vont-ils pas se rendre compte que quelque chose cloche, au point d’en alerter la population de Syberia, ou ne serait-ce que leurs congénères ? Ma décision de bain nocturne s’était évanouie, pour faire place à un sentiment d’urgence, de peur presque viscérale. Un buveur de sang qui a peur, ce n’est pas chose commune, certes, mais son instinct de prédateur lui soufflait doucement au creux de l’oreille qu’il fallait agir, et vite…
Je quittai la vallée aussi rapidement que mon souffle, devenu court, me le permettait, et voulu me rendre au QG de la milice. Le temps que je mis pour y parvenir me sembla durer une éternité, presque aussi long que pouvait l’être ma vie, depuis que j’ai reçu le sang ténébreux. Aux dernières nouvelles, ils avaient prit leurs quartiers dans les souterrains, ces galeries autrefois creusées par les eaux de la ville, maintenant oubliés et abandonnés. C’était l’endroit idéal pour tenir leurs réunions, et décider des actions à entreprendre. J’eus le plus grand mal à imaginer la suite, mais il fallait se rendre à l’évidence : si l’eau du lac avait monté au point d’inonder la grotte des lycans (quel beau secret de polichinelle !), les souterrains eux aussi ne tarderaient pas à disparaître… je croisais alors les doigts pour que personne ne s’y trouve à ce moment précis. Je préférai poursuivre ma quête des miliciens plutôt que découvrir des cadavres.
Au loin, quelque part au centre ville, une explosion retentit alors. Presque en apnée, je m’arrêtais, tétanisé : pour la première fois de ma vie d’immortel, une peur sourde envahissait mes entrailles… _________________ Quand on a une opinion, on ne la chuchote pas : on la chante ou on la crie ! Avatar by Larafairie
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Age : 61 Inscrit le : 17 Avr 2006 Messages : 2452 Particularité : Daria's sister | The Best of the Beast Loisirs : Râleuse à temps plein Ci-gît Âge du perso: 1999 ans mais 20 en apparence Rang démoniaque: Dons supérieurs Statut: Fondatrice
| Sujet: Acte 3 Mar 5 Fév - 23:42 | |
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Très satisfaisant tout ça, vraiment...
Nul ne pouvait savoir s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, qui avait prit place à la terrasse du Castle Pub, situé à quelques kilomètres à peine de l'artère la plus fréquentée de la ville : Babel Street. Ce que l'on pouvait en revanche savoir, c'était qu'il appartenait à cette poignée d'humains qui vivaient tranquillement en Syberia, en toute impunité mais surtout en toute tranquillité. Car après tout, n'étaient-ils pas les seuls mortels de cette ville à ne pas être inquiétés par tous ces rebuts de l'humanité, que notre terre portait ? Bien sûr que si, mais il faut savoir également que rares sont ceux à y appartenir. On dit qu'un entretien d'embauche est nécessaire, pour appartenir à leur clan, mais personne n'en connaît les rouages...
Cigarette vissée aux lèvres, lunettes noires pour se protéger son regard d'un soleil hivernal qui déversait sa chaleur sans vergogne sur les carcasses qui en avaient encore besoin, le rictus qui ornait son visage en disait long sur les diverses exactions qu'il (ou elle) avait pu commettre depuis son arrivée en ville. Comme on dit, il n'y a pas de petits profits, lorsqu'il s'agit de s'enrichir ! Que cela soit aux dépends d'ignominies génétiques n'en était d'ailleurs que moins culpabilisant, si culpabilité il y avait à ressentir. Là, en l'occurrence, il n'en était pas question. Tout ce qui intéressait les gens de sa condition, n’était que profits, dans tous les sens du terme. S’il fallait sacrifier des vies, pour que leurs bénéfices grandissent encore et encore, elles seraient sacrifiées. S’il fallait commettre des actes immondes afin d’étendre leur emprise sur la ville, ils le seraient. Peu importe quand et comment, la finalité serait la même : le monde appartient aux êtres humains, point. Satisfaction qui ne pourrait que grandir, si seulement ils pouvaient s’entretuer, tous…
D’un geste nonchalant, le mégo qu’il tenait il y a encore quelques minutes s’envola, décrivant un cercle parfait, pour atterrir dans le caniveau voisin, sur le trottoir d’en face. Il manqua d’ailleurs de peu une chose qui passait par là. Tiens, d’ailleurs, que faisait-elle donc là ? Il y reviendrait plus tard. Pour l’heure, son attention était captivée par la colonne de fumée qui s’élevait de Babel Street. Une ride de réflexion intense lui barrait le front, révélant que son cerveau réfléchissait à toute allure. Sans doute aucun, l’explosion entendue quelques heures plus tôt provenait bien de cette rue, que tous ses collègues et lui souhaitaient voir disparaître. Maintenant, plusieurs questions se posaient. Quel édifice avait bien pu sauter ? L’église, où il allait se recueillir aussi souvent que sa couverture le lui permettait ? L’hôtel, où quelques âmes maudites allaient se réfugier, le temps de trouver de quoi se loger, et surtout payer les loyers parfaitement indécents demandés ? Ou bien encore le Devil’s Inside, bar et repaire de toutes ces sales bestioles, dont le nom avait toujours déclenché des accès d’hilarités incontrôlables, rien qu’à son évocation lors de leurs soirées de poker, bien à l’abri de l’entrepôt ? A moins que ce ne soit la bibliothèque, endroit tant convoité par leur clan, tout simplement parce qu’il devait contenir une quantité d’informations phénoménales sur les gens de leurs races. Là, ce serait plus ennuyeux… ils avaient déjà projeté de vendre la majeure partie de ces ouvrages à la presse à sensation, dès que la ville serait débarrassée d’eux….
Il soupira, chassant ces réflexions de son esprit. Dans le meilleur des cas, de toutes façons, que cela soit Babel Street, ou bien encore Sordid Street, cela leur faisait un endroit en moins à arpenter, sur le qui-vive. En revanche, une seule et unique question le hantait encore : qui ? Qui de ceux de leur clan, pourtant peu nombreux, avait commis une telle "imprudence" ? Qui s’était permis cet acte, sans en référer à leur chef, comme ils aimaient le nommer. Ce serait là un mystère à éclaircir. Son capuccino refroidissait, il porta la main à la tasse, pour la porter ensuite à ses lèvres gercées, but quelques gorgées, et lécha sa lèvre supérieure lentement, pour savourer le chocolat qui s’y était attardé. Tout comme la « chose » entre-aperçue quelques minutes plus tôt. La sotte. Au lieu de passer son chemin, elle s’était arrêtée devant la devanture du Castle, et triturait nerveusement un bijou en argent accroché à son cou. En l’observant un peu plus en détail, il put s’apercevoir qu’il s’agissait d’un pentacle, signe des sorcières.
Une femme… quelle imprudence !
A moins qu’elle n’ait eu quelque chose à se reprocher, et qu’elle ne souhaitait qu’une chose : négocier avec eux, leur proposer un marché, ou quoi que ce soit d’autre. Dans tous les cas, elle n’avait rien à faire là, et prenait des risques inconsidérés. Que faire alors ? La laisser là, la regarder prendre racines, et faire comme si elle n’avait pas été remarquée ? C’était tentant, il fallait bien l’avouer. Mais non, que voulez-vous, lorsqu’un flair comme le sien était en alerte, il ne pouvait s’empêcher de l’ouvrir. Et au diable le Chef, après tout, il prendrait peut être du grade et monterait dans son estime, si l’information qu’il leur apportait se révélait juteuse et lucrative pour eux. Il ne tarda pas à arriver à sa hauteur, en fait il n’eut besoin que de se lever pour y parvenir. Politesse feinte, inquiétude qui l’était tout autant, il entreprit de se saisir délicatement du bras de la femme, lorsque quelque chose mit tous ses sens en alerte. Quelque chose n’allait pas. Mais alors pas du tout … d’abord, l’odeur. Une odeur de mort, de souffre et de poudre mélangée à celle de la peur. La peur, encore, pouvait se comprendre, mais le reste ? Et ce regard… Seigneur, ce regard… Instinctivement, il se signa, et recula de quelques pas. Le quartier, d’ordinaire peu fréquenté, l’était encore moins. Même les rats qui trainaient habituellement aux abords de l’entrepôt se faisaient discrets. La femme avait les yeux exorbités, injectés de sang, ils roulaient dans leurs orbites, comme animés d’une vie propre. Elle avait perdu la raison…
Tout en restant à bonnes distances, il l’interrogea du regard. Les yeux de la femme cessèrent alors leur course folle, et d’une voix venue directement d’outre-tombe, prononça des paroles qui resteraient à jamais gravées dans son esprit :
"C’est la fin, Monsieur, notre fin à tous…" _________________ Quand on a une opinion, on ne la chuchote pas : on la chante ou on la crie ! Avatar by Larafairie
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| Sujet: Re: Et il ne restera que poussières Mar 26 Fév - 18:02 | |
| °~° Syberia, hâvre de paix depuis tant d'années, est-ce la fin de ton rêve? °~°Les créatures damnées étaient folles de penser que la paix puisse exister... Elles avaient bravé nombre de danger et d'embûches au fil des mois et des années. Elles se croyaient invincibles, protégées... pauvres fous aveuglés par le miroitement de l'espoir! Les catastrophes s'enchainent, irrémédiables. D'abord, Gaïa qui tremble, se tord et gémit, malmenée. Elle pleure auprès de ses enfants adorés, qui seuls, sont conscients de sa peine. Les loups sont les premiers à comprendre... mais trop tard, il est déjà trop tard. Et comme pour ajouter à la souffrance de la terre, l'étang qui porte son nom se met en colère, déborde, menace de tout engloutir. Les eaux furieuses sont prêtes à déverser leur haine sur la cité maudite. Une explosion résonne, une odeur de souffre imprègne l'air et le charge d'une odeur pestilentielle. Gaïa est devenue folle, mais qui est l'instrument de sa folie? Nul être maudit ne peut songer à quelque chose de naturel. Un nouvel ennemi se dresse, plus insidieux, plus puissant, plus cruel que jamais. Alors, Gaïa tremble à nouveau, plus violemment et la cité s'en trouve ébranlée. Les habitants s'inquiètent de l'entendre gronder. Comment calmer son courroux? Il n'y a pas de solution, pas d'échappatoire. Il faut fuir ou il faut affronter... Mais n'est-il pas déjà trop tard pour se sauver? Comme une comédie funèbre, l'acte final va bientôt clore cette pièce tragique. Syberia retient son souffle. °~° Vous n'avez encore rien vu... °~° [HRP : l'acte final ne va plus tarder à se mettre en place, vous êtes donc conviés dés maintenant à parler de ce tremblement de terre, de cette explosion ou de cette odeur dans vos posts en cours, si vous ne voulez pas que nous nous en chargions pour vous. La vie n'est plus tranquille à Syberia et les conversations mondaines sont révolues. Maintenant, c'est la paranoïa, les interrogations qui s'emparent de votre être. Comment? Pourquoi? Qui? Vous êtes les principaux acteurs de cette cruelle tragédie...] |
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| Sujet: Re: Et il ne restera que poussières Dim 2 Mar - 14:40 | |
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Ah ! Un refuge pour ceux qu’on nomme les maudits, et dire que certains ont été assez naïfs pour y croire ! Comme si des créatures que tout oppose étaient faites pour vivre ensemble… ces deux paires de canines ont été bien stupides ! De plus, la présence de nos frères et cousins ne les ont même pas interpelés… La présence de la Neuvième Porte non plus d’ailleurs. C’en était presque trop facile, mais il faut dire que « Gordon » a bien joué son coup et ce, dés le début de la partie. Le plus dur a été de décider de la façon dont ce petit monde devait s’effondrer, et ça n’a pris qu’une petite poignée d’années. A peine.
En guise d’échauffement, il suffisait de priver les plus unis de leur lieu de rassemblement, histoire que le jeu reste intéressant et ne se finisse pas trop vite. Ensuite, c’était chacun son tour. Un manoir par ci (il était moche de toute manière), une base de la milice par là (je parie qu’ils ne l’ont pas vu venir celle-là), pour finir par sécher ce vieil Yggdrasil. Une succession de coups gagnants avant l’apothéose : un magnifique volcan, parfaitement circulaire, juste sous le dortoir des parasites. L’idée d’utiliser les éléments n’était pas de moi, mais je dois avouer que finalement, elle n’était pas si mauvaise. Un peu tape-à-l’œil, certes mais ça ajoutait au scénario alors le concile a choisi cette tactique. Il fallait marquer les esprits, frapper fort pour désorienter l’adversaire. Il ne reste désormais qu’à attendre qu’il s’écroule.
Pour les humains et leur "mafia", tapez 1. S’ils ne sont pas capables de projet de si grande envergure, ceux qui attendaient le premier prétexte pour les chasser de « leurs » terres s’en donnent à cœur-joie.
Pour les sorciers, tapez 2. Quand on se targue de maîtriser les éléments et la Nature, ça finit par vous retomber dessus !
Pour les p’tits loups, tapez 3. A force de vivre à l’écart, dans leur petit clan hermétique, ils ne se sont pas attirés la sympathie des autres mutants. Et quand on se souvient de leur démonstration au monastère, on sait qu’ils sont capables de tout désormais.
Pour les vampires, tapez 4. Personne ne sait trop pourquoi on les soupçonne, à moins que ça ne soit leur comportement qui agace, mais ils sont tout de même en bonne place dans le top5 des bêtes à abattre à Syberia. C’est d’ailleurs le sujet d’une blague ici-bas, je vous la raconterai plus tard.
Pour les démons, tapez 5. Certains savent tout de même que nous sommes les seuls capables d’un plan si brillant. Ils ont beau tenter de convaincre tout le monde que ça ne peut être que nous, nous n’avons aucun intérêt à détruire une ville reculée de tout... (Je crois que c’est ce qui leur fait peur, nous n’avons pas besoin de voir un quelconque intérêt dans ce que nous faisons, ou pas.)
Une chose est sure en tout cas, tout ça n’est pas « naturel », et nos petites bêtes, privées de leur petit foyer bien à eux sont, comment dire… "Sur les dents" et les rues de la cité maudite ne sont plus sures. C’en est enfin fini de toute cette mièvrerie, que la fête commence !
Depuis nos écrans de contrôle, installés dans un endroit que nul ne pourra trouver, nous observons, nous nous gorgeons de leurs cris et de leurs larmes. C’est jouissif, enfin une contrée digne de ce nom, digne de nos personnalités : que pouvons nous demander de plus que du chaos, des cris de souffrances, de colère, et des larmes de frustration ? Et bien un peu plus de destruction, voilà tout !
Que voulez vous, c’est bien beau d’avoir réussi à faire trembler leur tendre Gaïa, au point de contempler leurs chers bâtiments tomber comme des châteaux de cartes, comme si la chaleur de notre souffle les avaient caressé. Il manque un léger détail, à ce plan bien huilé : nous manquons encore un peu d’amusement. Joignons l’utile à l’agréable, et passons à l’acte final de cette pièce tragique : notre porte. Ah parce que vous pensiez qu’elle resterait ouverte ? Et quoi encore, vous ne vouliez tout de même pas qu’un panneau indicateur, destiné aux touristes qu’ils sont, leur dire "Pour les enfers, c’est par là. Entrée gratuite". Confortablement installé derrière nos écrans de contrôle, nous avons décidé de la refermer, que ça vous plaise ou pas. Ca ressemblera à un courant d’air, tiens, bonne idée ça.
Pour la porte, nous tapons 6 : un grincement, un souffle chaud et… oups, nous n’avons pas le temps de finir, elle s’anime d’une vie propre, et se referme un peu trop fort ! Quel joli feu d’artifice, je suis sûr que tous le voient dans leur ciel déjà rougeoyant des dégâts précédents. Babel Street n’est plus que cendres et poussières, la bibliothèque est un bon vecteur d’incendie, avec toutes leurs vielles paperasseries. La coulée incandescente achèvera notre œuvre, grande, belle, magnifique, splendide, génialissime… allez, j’ai assez donné de détails, maintenant, contemplons, et laissons les recoller leurs morceaux. Si toutefois nos confrères encore en ville leur en laisse l’occasion !
Et il ne reste que poussières… |
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